Trois générations de carburants pour alimenter la cheminée au bioéthanol

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On trouve aujourd’hui trois générations différentes de biocarburants, en fonction de leur mode de production et de la matière première qui sert à les synthétiser. La première génération est celle de biocarburants produits à base de biomasse. Cette génération a vu le jour il y’ a vingt ans. Son principe est assez simple. Il s’agit de se servir de plantes riches en sucre comme la canne à sucre ou la betterave, mais aussi des plantes riches en amidon comme la pomme de terre. À partir de ces produits on synthétise l’éthanol, encore appelée bio éthanol que l’on utilise actuellement dans la cheminée au bioéthanol. Pour être utilisé dans les véhicules, ce carburant peut soit être utilisé tel quel dans les véhicules avec des moteurs modifiés, soit être mélangé à faibles proportions aux carburants à base de pétrole comme l’essence et le gazole. Les plantes qui sont enrichies en huile, tel que le tournesol ou le colza peuvent servir à synthétiser le biodiesel que l’on peut mélanger au diesel fossile jusqu’à 5% du volume.

Du déclin de la première génération à l’essor de la deuxième génération

Toutefois, cette première génération de biocarburants présente un inconvénient assez fort : utiliser les plantes pour produire des carburants peut porter préjudice aux secteurs de l’alimentation, de la papeterie et de l’industrie qui se servent des mêmes produits. Il faudrait pouvoir mettre à disposition plus de terres arables afin de satisfaire les différents secteurs. Parce que la production d’un litre de carburant pour approvisionner une cheminée au bioéthanol nécessite énormément de plantes et de litres d’eau, en plus des autres ressources nécessaires. C’est pour cette raison que les scientifiques sont en train de mener des recherches afin de développer des biocarburants de deuxième génération qui sont produits à base des parties non consommables des plantes, des déchets.

On se sert principalement des rémanents forestiers, qui sont des parties non utilisables des arbres par les industries, des résidus agricoles comme les tiges de maïs, des déchets organiques comme les boues issues des stations d’épuration et des plantes à croissance rapide comme l’eucalyptus ou le peuplier. Ces déchets sont ensuite transformés en éthanol ou biodiesel qui seront utilisés par exemple dans des cheminées au bioéthanol. Pour le moment, ce biocarburant n’est pas encore utilisable à grande échelle, mais de nombreux tests et expériences sont en cours, pour que cela change.